Faucardage du Limousin-Aquitaine : ouverture au 1er janvier 2021.

Sans doute l’une des régions de France la plus pourvue en étangs et mares, le Limousin restait à l’écart des propagations incontrôlées d’espèces endémiques ou non. Le réchauffement climatique, la fin des hivers froids, auxquels nous assistons n’épargne pas les pièces d’eau et la forte tradition piscicole de la région appelle à une réponse réaliste.

France Faucardage, depuis son établissement de Limoges, propose son service de faucardage aux collectivités territoriales, aux associations de pêche et aux particuliers à partir de début janvier. Des tarifs d’hiver sont proposés pendant la basse saison.

Nous interviendrons également sur les bassins versants de Nouvelle Aquitaine dans une démarche de prise en charge rapide des envahissements et obstructions avant la reprise de la saison. Pour nous joindre, un numéro unique : 06 01 71 49 53, ou un email : contact@francefaucardage.com

Quelles plantes faucarder ?

Toutes les plantes ne se faucardent pas ! Attention ! La jussie (Ludwigia grandiflora/urugayensis) et la jussie rampante (Ludwigia peploides) originaires d’Amérique du sud sont des espèces qui doivent être arrachées sinon, le faucardage va leur permettre de s’étendre et de proliférer par bouturage et colonisation. L’arrachage (manuel ou mécanique) permet d’enlever au passage une partie du système racinaire de la jussie. .

Myriophylle (Myriophyllum) dit Myriophylle du Brésil et myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum), sont des plantes d’aquarium qui ont colonise nos cours d’eau, leurs longueurs peuvent être impressionnantes et parfois elles ne sortent pas de l’eau, leur croissance est rapide et elles empêchent la bonne oxygénation des étangs. La coupe mécanique du myriophylle en épi conduit a une dissémination contre productive, la plante se reproduisant également par son rhizome.

CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=451399

Ceratophylle – Cornifle immergée (Ceratophyllum demersum)

Le cornifle immergé aussi appelé cornifle nageant ou cératophylle épineux (Ceratophyllum demersum) est une espèce de plantes aquatiques (vivaces) de la famille des Ceratophyllaceae, à tiges dépourvues de racine.
En milieu naturel, quelques feuilles se transforment en organes semblables à des racines (rhizoïdes) qui fixent les tiges au sol .
L’espèce est relativement ubiquiste, supportant des températures de 10 à 30 °C, et un pH de 6 à 9. Espèce des zones humides, à répartition cosmopolite. Elle apprécie les cours d’eau à débit lent, voire stagnant. Le Ceratophyllum demersum ne possède pas de racines mais se fixe au sol à l’aide de rhizoïdes. Sa tige est dressée, légèrement cassante, ses feuilles sont disposées en verticilles autour de la tige. Les feuilles sont vert foncé et raides ; elles se divisent de façon dichotomique leur donnant un aspect fourchu. Elles se terminent, à leurs extrémités, par des épines molles.

Cette plante contribue à l’épuration de l’eau et peut produire des herbiers hauts et denses. Ces derniers sont un abri pour certains poissons et leurs alevins, mais aussi un support de vie pour des nombreux autres organismes (petits crustacés, mollusques, hydres, bryozoaires, etc.).
Les rhizoïdes apparaissent fréquemment sur un morceau de tige, avant que ce dernier ne se sépare de la plante mère. Le Cératophylle peut accumuler de l’oxygène gazeux dans des espaces intercellulaires et ainsi flotter ou se maintenir vertical, sans nécessiter de tige ligneuse.

Attention, si son développement n’est pas contrôlé, cette plante étouffe rapidement faune et flore aux alentours.

Par Christian Fischer, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2285939

Egeria densa

Les Egeria vivent dans de nombreux types de zones humides tempérés et subtropicaux, plutôt dans des eaux lentes, mais parfois aussi dans des eaux stagnantes, y compris désormais hors d’Amérique du Sud dans plusieurs régions où l’espèce a été volontairement ou involontairement introduite par l’Homme.

Espèce très invasive, Egeria densa se montre capable de bien exploiter une faible luminosité, ce qui la favorise dans les eaux turbides par rapport à d’autres plantes vivant dans le même milieu

Par Kristian Peters — Fabelfroh 15:14, 16 March 2006 (UTC) — Photographie personnelle, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=637485

Moyens de lutte

De nombreux auteurs plaident pour une législation plus adaptée, dont dans le droit européen de l’environnement, qui devrait selon eux assurer « l’interdiction totale d’importer, vendre ou cultiver l’Egeria densa (et d’autres plantes aquatiques potentiellement envahissantes) » qui serait « le moyen le plus efficace pour lutter contre l’envahissement par cette espèce ».

Elodée du Canada

L’élodée du Canada ou peste-d’eau (Elodea canadensis) est une espèce de plantes aquatiquesmonocotylédones de la famille des Hydrocharitaceae, originaire d’Amérique du Nord.
C’est une plante aquatique vivace. Elle est complètement immergée, à l’exception des petites fleurs blanches qui éclosent à la surface de l’eau, reliées à la plante par un fin pédoncule. C’est une espèce dioïque, c’est-à-dire à sexes séparés. En Europe, il n’existe que des pieds femelles.

L’introduction de cette plante dans les cours d’eau d’Europe et d’autres parties du monde, suivie de celle de l’élodée de Nuttall et d’autres, a créé certains problèmes du fait de la prolifération incontrôlable des élodées, qui peuvent en outre créer une augmentation du pH lorsqu’elles sont en surnombre, provoquant parfois des alcaloses fatales chez les poissons à partir d’un pH de 93. On est donc ainsi passé d’une dissémination volontaire dans les aquariums (éthélochorie) à une dissémination incontrôlée (agochorie).

Pourquoi faucarder ?

Le faucardage répond à l’eutrophysation générale du milieu aquatique.

L’eutrophisation des milieux aquatiques est un déséquilibre du milieu provoqué par l’augmentation de la concentration d’azote et de phosphore dans le milieu. Elle est caractérisée par une croissance excessive des plantes et des algues due à la forte disponibilité des nutriments3.

Les algues qui se développent grâce à ces substances nutritives absorbent de grandes quantités d’oxygène, lorsqu’elles meurent et se décomposent. Leur prolifération provoque l’appauvrissement, puis la mort de l’écosystème aquatique présent : il ne bénéficie plus de l’oxygène nécessaire pour vivre, ce phénomène est dit  » Asphyxie des écosystèmes aquatiques »4.

Les causes de l’eutrophisation sont multiples et peuvent donner lieu à des situations d’interaction complexes entre les différents facteurs (phosphore, nitrates, température, fonctionnement morphologique des milieux, débit, etc.).

Un excédent significatif à important d’azote est relevé presque partout en Europe
(ici pour 2005, selon les données disponibles de la Commission européenne et de l’Agence européenne de l’environnement)

Le degré d’eutrophisation décrit l’état trophique (agronomique ou écologique) d’un milieu terrestre ou aquatique ou d’un agroenvironnement où des êtres vivants sont exposés à un « excès » chronique de nutriments1. Quand elle a une origine anthropique, depuis les révolutions agricoles et industrielles, l’eutrophisation apparait généralement conjointement à une acidification du milieu, qui peut aussi rendre les espèces plus vulnérables à certaines pollutions et maladies2. Dans les cas extrêmes, on parle de dystrophisation.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Eutrophisation de Wikipédia en français (auteurs)